Nos parcours

Luce Gardais

Mon profil est au départ artistique, autour de l’expression dramatique et corporelle, ce qui m’a orienté vers le secteur culturel avec des études de médiation, en vue de concevoir et diriger des projets à Paris. Ce milieu m’a pourtant vite donné envie de mettre les voiles, pour un genre de voyage initiatique tourné vers d’autres réalités du monde. En remontant la cordillère des Andes à la rencontre des histoires de ce continent, j’ai brutalement accusé la profonde complexité du monde humain, des écarts socio-culturels qui le tissent, du passé (et présent) colonial de mon pays d’origine, des génocides et du parcage en réserve des peuples autochtones, des ravages du capitalisme libéral sur l’équilibre des écosystèmes de la planète, de la pollution et de la déforestation, de l’obscénité de l’exploitation animale industrielle, des pouvoirs et des privilèges qui traversent nos humanités, des inéluctables déterminants de ma propre identité ainsi que de mon incompressible héritage culturel patriarcal, spéciste, validiste, laïc et a-spirituel.

De retour en métropole, des expériences de vie en collectif ont stimulé chez moi un intérêt grandissant pour les alternatives écologiques concrètes, l’autogestion politique et la transformation sociale par les transitions intérieures et extérieures dont l’abolition des oppressions systémiques. Un réajustement de parcours vers le travail social et l’éducation populaire s’est fondu dans une période de vie marquée par la maladie et la fin de vie. Les thèmes du deuil et du conflit ont alors forgé en moi désir de réparation, résilience personnelle et soif d’outillage pour fluidifier les relations humaines et les évènements qui les bouleversent.

Depuis, un élan puissant de curiosité passionnée me fait cumuler lectures, apprentissages et formations diverses qui composent un tout éclectique avec comme dénominateur commun le « vivre ensemble » (sans langue de bois !) et dont le tracé du Je au Nous va de la thérapie individuelle à l’organisation collective, en passant par la Communication Nonviolente, la Sociocratie, le Théâtre Forum, l’intelligence collective et les systèmes et cercles restauratifs…

Aujourd’hui, je me reconnais comme chercheuse-accompagnante, plus par constatation que par revendication, et cette tendance à l’exploration m’a menée de découverte en découverte, voyant la vie comme un laboratoire géant d’expériences apprenantes et proposant mon regard aux individus et collectifs qui le sollicitent.

Bien que la manne d’outils théoriques, de grilles de lectures et de méta-analyses
– qu’elles soient psychologiques, sociologiques, anthropologiques –
me semble source d’une richesse inépuisable, j’ai à cœur de cultiver une posture de « non-savoir », plus proche des corps, des intuitions, des émotions et des vécus, posture à mes yeux pourvoyeuse de transformations personnelles et collectives.

Autres contributions passées ou actuelles

Accompagnement individuel en singularités, potentiels et parcours de vie.
Facilitation/ Animation pour des lieux de vie collective, des collectifs de lutte, des associations. Pratiques restauratives (gestion de conflit) et processus de partage
des ressources en co-responsabilité (pile d’argent).
Communication Nonviolente 
: assistante de formation auprès de formateur·ices certifé·es du CNVC ; animation d’ateliers d’initiation ; coopération et facilitation
au sein d’un réseau autogéré d’intervenant·es et praticien·es en CNV.
Animation Culturelle en centres de loisirs/vacances et en milieux hospitalier.
Éducation populaire
développement et collecte d’outils coopératifs, formation des animateur·ices et directeur·ices d’ ACM. Dispositif de médiation
par les pairs en école primaire.

Boris Prat

Cela fait plus de 20 ans que je grenouille activement dans la formation, l’orientation, l’insertion, le développement local, la création d’activités, la coopération, les associations, l’éduc pop, le militantisme social-politique-écologiste, les luttes, les utopies (comme le revenu de base), les alternatives concrètes (monnaies locales, alimentation et circuits courts, éco-construction), les projets collectifs, la communication interpersonnelle, les émotions, l’écologie intérieure, la violence éducative ordinaire, le corps et les sexualités, les groupes de parole, le genre, les rapports de domination, le rapport à la honte et à la mort, la systémique, l’anthropologie, la philosophie, l’éthique, la spiritualité.

La bougeotte dans la tête et dans la vie. Toujours jouer à passer de la théorie à la pratique et vice-versa. Souvent le grand écart entre les milieux sociaux. Entre deux. Ou plutôt aux croisements. Du centre et de la marge. Du Nous aux Je.
Jamais assez pour être « spécialiste » de quelque chose, mais bien assez pour tisser des liens avec la case d’à côté.
Tout ceci explique pourquoi j’ai fini par créer mon propre statut en choisissant la case « chercheur » et en mettant n’importe quoi dedans ! Pour le plaisir.

Aujourd’hui, je me délecte de grilles de lecture systémiques/complexes/globales/holistiques/holoniques/intégrales qui réunissent les disciplines et tissent des liens, là où la modernité, dans son élan analytique, avait créé des séparations.
Secoué par la tristesse écologique et la colère sociale, je tourne autour de cette question lancinante : comment hériter de cette modernité, l’intégrer (voir ses apports légitimes) et la transcender (faire émerger autre chose de plus englobant) ? Comment atterrir ? Comment, tissées d’une vision du monde relationnelle et kosmocentrée, passer du développement (-international, -local, -personnel) à l’enveloppement, l’enchevêtrement ?

Concrètement, l’envie de faire « diplomatie » dans des milieux plus lointains, en témoignant de ces évolutions des systèmes de valeurs et des pratiques portées par une marge créative de la population. L’envie de proposer plus largement ces lunettes « intégrales », tout en assumant partout une posture alliant vulnérabilité et assertivité, désaccords et connexion.

Voir sur mon site mes coopérations et engagements passés et actuels

Formations

* Communication Nonviolente : modules de base, 2 cursus longs, assistanat
* Yoga, méditation, danse contemporaine et improvisation
* Communication Relationnelle ESPERE (selon Jacques Salomé).
* Vers une gouvernance démocratique, participative et vivante (asso Démocraties Vivantes).
* Sociocratie (Culture et Liberté).
* Formation de formateur (CAFOC).
* Business collaboratif (Coopérer Pour Entreprendre), Business model CANVAS (Océan Bleu), analyse financière (CRP Consulting), contrôle de gestion (Coopérer Pour Entreprendre).
* ADVP (Activation du Développement Vocationnel et Personnel).
* Addictologie (ANPAA).
* DESS de Gestion, CAAE/MBA (IAE – Institut d’Admin. des Entreprises de Paris).
* Maîtrise de Psychologie du travail (Paris X – Nanterre).
* Maîtrise de Biologie des organismes et des populations (Paris VI – Pierre et Marie Curie).

Quel échange avec vous ?

Nous rêvons d’un monde où l’interdépendance puisse se vivre au delà de la seule relation marchande, donc aussi au travers d’un moyen singulier et créatif : le dialogue !

Co-responsables

Nous souhaitons rendre nos services accessibles à toustes, vraiment.

Notre objectif premier étant de contribuer, en faisant ce qui nous tient à cœur et nous anime, à chaque fois que nous travaillons nous faisons le choix de donner notre temps.

Si vous partagez la vision que dans une société, nous sommes co-responsables les un.e.s des autres, que nous sommes reliées, que ce que tu vis est en lien avec ce que je fais et vice-versa, vous comprendrez que la viabilité et la pérennité de ce don dépend d’un contre-don.

En effet, notre temps de vie est soutenu par des biens et usages matériels, dont certains passent par le paiement de factures ; et par des structures sociales (caisses sociales, services publics) qui mutualisent des ressources (infrastructures, soin des enfants, logement, maladie, chômage…) financées par le paiement des cotisations et impôts.

Pour nous permettre de continuer nos activités, et nous permettre de continuer à les offrir de cette façon, vous pouvez donc contribuer à nos besoins matériels et sociaux.

Dans cette logique, votre contribution n’est pas le symbole de la valeur que vous attribuez à notre prestation. L’échange n’est pas marchand (il n’y a pas de marché et ce qui est échangé n’est pas le paiement d’un prix).

Ni gratuit, ni payant.
Nous contribuons, vous contribuez.
En conscience et librement.

Concrètement

  • En monnaie – Classiquement : un devis, une facture, un versement.
  • En nourriture – De qualité : local et bio, c’est l’idéal !
  • En biens, services ou usages – Vous avez, vous fabriquez ou vous faites : quelque chose qui nous intéresse (prêt ou don).

Vous pouvez choisir 1 façon ou un mélange des 3 ! Parlons-en simplement, mettons-nous d’accord.

Solidarité

A la co-responsabilité, on peut ajouter la solidarité : les personnes qui ont plus de moyens aujourd’hui cherchent à contribuer plus. Elles permettent ainsi à d’autres, qui ont moins de moyens aujourd’hui, d’accéder à ces mêmes services.

Pour se donner des repères communs (en France) :

Reconnaissance

Puisque votre contribution n’est pas un paiement et ne vient pas dire votre plus ou moins grande satisfaction, ni votre reconnaissance ; si vous voulez nous faire des retours, exprimer un mécontentement, une déception, une reconnaissance, une gratitude : nous vous proposerons toujours un temps de récolte et de bilan.

Ce qui nous inspire

Section en cours d’écriture… perpétuelle !

Essentiellement : des postures qui accueillent avec tendresse ce qui est et poursuivent en même temps une transformation des injustices, de l’intime au systémique ; des approches qui donnent des clés d’autonomisation, personnelle et collective ; des visions complexes, plurielles et non dualistes qui intègrent la réalité comme une dynamique vivante faite de relations et de processus emboîtés ; la recherche d’une conscience s’élargissant depuis l’humanisme (ethnocentrisme humain) vers un mondocentrisme inclusif de tous les existant.e.s (les vivant.e.s et même celleux qui semblent « inertes »).

« Si j’utilise la communication nonviolente pour permettre aux gens d’être moins déprimés, de mieux s’entendre avec leur famille, mais sans leur enseigner, en même temps, à utiliser leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème. Essentiellement j’apaise les gens, les rendant plus heureux de vivre dans les systèmes tels qu’ils sont.
Dans ce cas, j’utilise la CNV comme un stupéfiant. »

Marshall Rosenberg, PhD – Retraite sur la Justice Sociale en Suisse, juin 2005